• Le temps qui passe à travers le symbole du sablier 

    Deux notions, celle du symbolisme pur du sablier et celle du temps.

    1- symbolisme

    Au premier abord un sablier me fait penser uniquement au temps qui passe, tant dans les jeux de sociétés des enfants, que dans ma cuisine, ou plus brutalement à la mort qui vous fauche ou plus  simplement à des grains de sable qui passent d'un côté ou de l'autre .

    Le sablier est un symbole,

    D'ailleurs  il  est amusant de  rappeler la  définition  même du symbole qui ressemble à la description du sablier:

    Etymologiquement, le symbole est une jonction de deux choses qui   séparées   ont   leur   signification   matérielle   mais   dont   le rapprochement détermine un ensemble, susceptible d'expliciter une notion le plus souvent abstraite et parfois très différente des composants.

    D'origine Grec,   le   symbole   aurait   primitivement   désigné   un procédé   de   communication   secrète   consistant   en   un   objet fractionné en deux parties qu'il suffisait ensuite de joindre pour reconstituer un message ou un signe convenu de reconnaissance.

    Le sablier est lui-même composé de deux compartiments reliés par un étroit goulot.

    L'étude des symboles entraîne un processus d'association d'idées qui unit le concret à l'abstrait, le ciel à la terre.

    Tout comme le sablier dont les deux compartiments peuvent figurer alternativement le ciel et la terre, ce qui a été en haut devient ce qui est en bas et vice versa. Ce renversement s'effectue sous la volonté de l'homme.

    Le vide et le plein doivent se succéder, il y a donc un passage du supérieur dans l'inférieur, du céleste vers le terrestre et inversement.

    Nous trouvons dans ce sablier une verticale celui-ci nous rappelle qu'il faut savoir descendre au fond de soi, rechercher la vérité dans les profondeurs où elle se cache ainsi qu'élever ses sentiments vers les hauteurs.

    Le passage du haut vers le bas et du bas vers le haut se fait par un étroit goulot, on peut penser que le centre du sablier correspond à la porte étroite par laquelle l'être doit s'insinuer pour réaliser son plein épanouissement spirituel.

    Cette contraction apparente dans l'espace et le temps, lequel semble vouloir nous anéantir, débouche en réalité sur un nouvel espace et un nouveau temps.  La porte étroite est à la fois inversion et analogie, obscurité et lumière, mort et naissance.

    Le symbole de la porte évoque nécessairement une idée de passage ou de barrage, d'ouverture ou de fermeture, d'au-delà ou d'en deçà. On peut franchir une porte ou rester devant une porte close.

    Elle est le lieu de passage entre deux états, entre deux mondes, qu’ils soient concrets ou abstraits, entre le connu et l’inconnu, les ténèbres et la lumière.

    Je pense que le sablier peut être considéré comme un modèle symbolique binaire, symbole de l'accès à un espace puis à un autre, symbole de passage d'un temps à un autre. Le goulot étroit me fait penser également à une porte supposée basse et étroite, obligeant à se baisser pour la franchir, signe d'humilité, signe de naissance.

    Le sablier symbolise la chute éternelle du temps, son écoulement inexorable et qui dans le cycle humain aboutit à la mort. Mais il signifie aussi une possibilité de renversement du temps, un retour aux origines.

    Il est l'expression d'un vouloir, d'une liberté qui ne rêve pas de s'affranchir du temps mais qui cherche à s'accomplir dans l'avenir par un acte créateur.

    Ainsi le sablier n'est pas seulement symbole du temps qui fuit, il est aussi celui du temps gardé et conservé comme un fluide précieux à l'intérieur duquel prennent corps et sens les projets humains.

    2- le temps

    Le sablier est indissociable d'une conception circulaire du temps dont le cycle cosmique donne le principe et la mesure.

    C'est par la circulation du temps que tout événement appartient tour à tour à l'avenir au présent et bientôt au passé.

    Le sablier est donc associé à l'illusion du temps qui passe, à la certitude de la brièveté de tout ce qui est soumis à la mesure.

    Mais la vision du sable qui s'écoule ne constitue nullement une invitation à désespérer de tout au prétexte que tout est éphémère et promis à la mort mais au contraire la volonté de bâtir sans hâte inutile, ne peut s'accomplir que dans le temps avec le temps qui permet l'œuvre et favorise la création.

    Lamartine disait "O temps suspend ton vol."

    Comme on aimerait que les moments agréables durent plus longtemps et à l'inverse que les épreuves difficiles passent plus vite, mais on ne peut agir.

    Lorsque l'on feuillette le livre de la vie, on aimerait s'attarder sur les pages de notre passé qui furent agréables mais soudain les pages se tournent et nos doigts glissent sur un moment plus éprouvant, comme la perte d'un être cher, mais il en est ainsi, on ne peut choisir, c'est la vie.

    De la même manière, il y a des endroits où l'on a l'impression que ce fameux temps est suspendu.

    Lorsque l'on pense au temps qui passe, sa manifestation qui nous vient à l'esprit, la perception que nous avons de lui directement, même sans réflexion aucune, est son écoulement, sa progression: le temps "passe".

    Ce passage nous le ressentons comme une suite linéaire d'instants, une suite bien ordonnée: avant chaque maintenant il y a l'avant et il y a l'après. Il y a l'instant présent et il y a les instants du passé et il y a les instants du futur.

    L'instant présent, le maintenant, glisse dans un seul sens vers le futur. Ainsi par ce passage du temps, se construit le passé.

    Le passé est inchangeable, le futur nous est inconnu.

    Cette perception psychologique du temps se construit par l'expérience de nos contacts avec notre environnement, depuis notre toute petite enfance. Nous faisons continuellement l'expérience des événements qui se passent autour de nous, de nos sensations, de nos pensées, et dans tout cela nous percevons la séquentialité.

    Notre expérience de l'univers nous environnant nous mène à lier le futur au passé, l'effet à la cause, et penser l'écoulement du temps dans un seul sens: du passé vers le futur. Il semble que nous bougions sans cesse en avant, depuis un passé bien défini vers un avenir incertain. Parfois nous avons le sentiment de pouvoir influer sur cet avenir, parfois nous assistons à son avènement en spectateurs impuissants. Mais de toute façon le présent devient passé et l'avenir suit inexorablement le présent.

    La méditation sur la mort est solidaire d'une réflexion sur la vie et la caducité de toute chose renforce aussi la conviction que rien d'essentiel ne s'accomplit sans le temps.

    Remettre au lendemain ce que l'on devrait faire le jour même, ma grand-mère m'a pourtant souvent répété qu'il ne fallait jamais agir ainsi, et la sagesse d'une grand-mère vaut son pesant d'or. Il ne faut pas oublier que l'on ne sait pas de quoi est fait le lendemain et que peut-être il n'y en aura pas, que le temps passe pour tout le monde, pas forcément à la même vitesse même si la vitesse de la lumière est universelle et que par contre, il faut parfois savoir reporter certaines décisions à plus tard, pour avoir le temps d'y réfléchir et faire dans la mesure du possible le bon choix ( si bon choix il y a ).

    En effet avec des "si" on peut refaire le monde, car si dans la passé on avait pris une décision différente, le présent et l'avenir en auraient été modifiés mais on ne saura jamais de quelle manière.

    Un ami un jour m'a demandé de réfléchir à la manière dont j'avais pu arriver à une situation donnée un jour donné: tous les événements successifs qui m'avaient conduit là et pas ailleurs. C'est impressionnant de voir tous ces petits éléments se succéder et s'imbriquer les uns dans les autres et de pouvoir se dire que si je n'avais pas pris la première décision, si lointaine pourtant et qui pouvait ce jour-là me paraître anodine, et bien je n'en serai pas là aujourd'hui.

    Il y a un avant, un après, le présent est souvent déterminé par le passé et agira sur le futur.

     

    Pour conclure,

    Contrairement à la seule fin inexorable que m'inspirait le sablier lorsque j’y ai réfléchi pour la première fois, il symbolise au contraire une nouvelle naissance, un réveil, et de plus il représente un cycle et non une fin.

    Ce temps qui me semblait filer toujours trop vite ne me laissant pas le loisir de pouvoir faire tout ce que je souhaitais, et bien si tout simplement je ne savais pas l'utiliser, la qualité plus que la quantité et il est important de savoir séparer le superflu de l’essentiel, de se donner des priorités et de laisser du temps au temps sans le gaspiller pour autant.

    Dans l'avenir, j'espère pouvoir et avoir le temps de réfléchir à nouveau sur ce symbole et bien d'autres encore.

     

    Mais le moment présent faisant déjà partie du passé, la réflexion sur ce sujet dans l'avenir sera forcément différente, influencée par les nouveaux grains de sable écoulés. 


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  • Entretenir une tradition ce n'est pas conserver les cendres mais souffler sur les braises,

     La définition de la tradition est l’ensemble de doctrines, de légendes et de coutumes que l’on transmet sur une longue période. Une manière de penser et d’agir transmise de générations en générations. C’est la perpétuation d’un trait culturel, l’héritage du passé.

    On pourrait penser que la tradition est un regret perpétuel d’un passé perdu sans retour mais en fait c’est une espérance d’avenir.

    Par la tradition nous communions avec les générations des siècles passés tout en préparant les générations futures à la vie.

    La tradition n’est en effet pas contraire au progrès, c’est une base, elle est en mouvement, bousculée par l’histoire, rongée dans les objets, qui la portent par l’usure du temps, menacée par l’oubli des hommes. Comme les civilisations les traditions sont mortelles.

     Autre définition de la tradition : La tradition est ce qui persiste d’un passé dans le présent où elle est transmise et demeure agissante et acceptée par ceux qui la reçoivent et qui à leur tour la transmettent.

     De cette définition ressortent les trois éléments suivants :

    1        La tradition nous renvoie au passé.

    2        La tradition est agissante dans le présent.

    3        La tradition est reçue et elle est destinée à être transmise par ceux qui l’ont reçue.

     

    L’important  est non seulement de la recevoir mais surtout de la faire vivre en la transmettant, ce qui est conforme à l’étymologie latine : TRADO : remettre de la main à la main.

     Là apparaît la distinction importante à faire avec la notion proche de conservation : Nos sociétés fondées sur l’écrit conservent les œuvres et les témoignages du passé  mais elles ne les transmettent pas forcément (d’où la différence entre conserver les cendres, conserver les traditions, et souffler sur les braises en transmettant ces traditions).

    D’ailleurs dans les sociétés sans écriture ou dans les sociétés où l’écriture n’est pas le seul moyen de conservation, la transmission se fait aussi par la parole ou le geste (laissant place à chaque transmission à une large marge d’innovation). La tradition dans ces sociétés est moins bien conservée au sens strict du terme mais elle vit et évolue à travers les gestes de transmission qui la porte jusqu’à nous. (par exemple les recettes de cuisine transmises de mères en filles)

     Il est à  noter également que l’évolution actuelle de nos sociétés fait que l’on a maintenant tendance à mettre par écrit les traditions orales comme si l’on pensait qu’elles viendraient à disparaître si l’on ne conserve pas d’écrit.

    Il faut dire que dans nos sociétés actuelles le mode de transmission par nos ancêtres, ou les sages du village n’existe plus ou très peu. Les anciens sont notre mémoire, et lorsqu’ils disparaissent on ne sait plus vers qui se tourner pour connaître les traditions les coutumes, l’histoire .Voir un objet ancien exposé semblant inerte prend une autre dimension lorsqu’un ancien nous raconte son histoire, son usage, sa vie.

     Saint Exupéry a dit : « les rites sont dans le temps ce que la demeure est dans l’espace. Je ne connais rien au monde qui ne soit d’abord cérémonial, car il n’y a rien à attendre d’une cathédrale sans architecte, d’une année sans fêtes et d’une patrie sans coutumes ».

     Lorsque l’on commence à comprendre  la signification des symboles qui nous entourent, on comprend en même temps l’importance de leur place dans l’espace.

    Tout comme lorsque nous portons notre réflexion sur les symboles, quelle ne fut pas ma surprise en cherchant leur signification de m’apercevoir que finalement un objet pouvait avoir la même signification symbolique dans le monde entier et dans différentes civilisations aussi éloignées les unes des autres.

     Mais avant de pouvoir transmettre cette tradition aux générations futures, il faut commencer par la respecter, travailler pour la comprendre, la faire vivre pour ensuite la transmettre.

     Une tradition n’est jamais figée, elle évolue et elle ne peut traverser le temps qu’en s’adaptant et en renouvelant ses moyens d’expression. Elle nous montre aussi que les objets, dans leur matérialité même sont les supports, les signes, les symboles de la tradition. L’ancienneté des objets garantit l’authenticité de la tradition, elle constitue le fil concret qui nous relie au passé.

     

    On pourrait penser que la transmission d'une tradition et le respect de ses règles depuis des générations est contraire à ce que l’on nous apprend c’est à dire combattre les idées reçues, les a priori, chercher la vérité, dans la tolérance réciproque, la fraternité, le progrès, la connaissance.

    Mais les méthodes qui nous sont transmises par nos ancêtres sont en fait la base qui nous est nécessaire pour nous construire et continuer le travail commencé depuis des siècles.

     Je terminerai sur une citation « Au moyen de la tradition l’avenir n’est plus un hasard que rien ne prépare, un effet sans cause, un imprévu sans loi, l’histoire se déroule suivant une loi immuable et parcourt sereine les phases de l’avenir ».

     

     


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  •      La Tolérance  La Tolérance est définie comme étant le respect de la liberté d'autrui, de ses manières de penser, d'agir, de ses opinions politiques et religieuses.

    Voltaire dans son "Traité sur la Tolérance" disait: "Toutes les différences qui existent entre les hommes ne doivent pas être à l'origine de la persécution et la haine". 

    Qu'est ce que la Tolérance? 

    La tolérance relève d'un concept flou dont il est difficile de cerner les contours exacts. Au travers des siècles la notion de tolérance a pris différentes significations: supporter combattre, avoir de l'indulgence, pour arriver aujourd'hui au concept positif de respect. 

    La première idée qui me vient à l'esprit c'est le respect et l'acceptation de la différence. Tous deux permettent une vie en société fondée sur l'égalité et la liberté de chaque être humain. 

    Tolérer les idées des autres ne signifie cependant pas les approuver ou renoncer à ses propres convictions mais leur reconnaitre une valeur. 

    En effet l'être humain est capable de s'engager de façon absolue dans ce qu'il croit vrai. Cet engagement est tellement fort qu'on lui manquerait de respect en lui imposant par contrainte une conviction différente de la sienne ou en exigeant de lui un comportement opposé, et cela même si l'on ne partage pas son opinion. 

    Par ailleurs il est à noter qu'une société tolérante s'enrichira par la diversité de ses individualités. 

    Une société ne peut progresser qu'à condition d'écouter les avis de chacun, de s'ouvrir à de nouvelles idées ou de nouveaux modes de vie ou d'expression, d'accorder à ses membres une plus large liberté intellectuelle. Cela n'est possible que dans une société tolérante et démocratique où chaque citoyen avec son caractère et ses facultés cherchera la vérité dans les voies les plus diverses et par sa propre méthode. 

    Mais pour comprendre les autres ou ce qu'ils pensent, il faut commencer par bien se connaitre soit même. Pour moi à l'exception des théorèmes mathématiques tout sujet peut donner lieu à des discussions, en effet personne ne détient de manière assurée la vérité. 

    La définition de la tolérance étant complexe, il ne faut pas la confondre avec d'autres concepts, comme celui de l'indulgence par exemple. 

    On peut être indulgent envers son prochain sans pour autant être tolérant. 

    On lui pardonne ce qui semble une erreur, on l'excuse de choisir une voie plutôt qu'une autre mais dans ce cas de figure on ne cherche même pas à comprendre, à discuter, de ce qui l'a amené à cette conclusion. Une personne simplement indulgente et non tolérante, n'accorde aucune valeur aux opinions des autres.

     De même une personne indifférente n'est pas forcement tolérante. Elle n'attache aucune importance aux pensées et actions des autres. Par voie de conséquence, elle n'a aucune raison de s'opposer aux opinions de ses semblables, peu lui importe.

    Je pense à ce sujet que notre société telle qu'elle est actuellement fait plus preuve d'indifférence que de tolérance. La recherche insatiable de libertés individuelles, le chacun pour soi, le désengagement vis à vis de l'autre, tout cela au nom de la liberté et de la tolérance, ressemble finalement plus à une indifférence vis à vis de son prochain qu'à la tolérance. 

    Dans un autre registre, il y a également le sceptique. Celui qui, tout en travaillant à la recherche de la vérité, pense ne jamais pouvoir l'atteindre. N'ayant pas d'idées arrêtées ou d'opinion précise, le sceptique ne cherchera pas à s'imposer. 

    Quant au complaisant, il a tendance à vouloir être agréable, à faire plaisir et sera capable de laisser faire par indulgence excessive. 

    Et enfin le laxiste, celui qui laisse tout faire sans mettre de frontières entre le bien et le mal. Pris dans son sens large, le laxisme devient une excessive largeur d'esprit en matière de morale qui va jusqu'à la suppression des interdits. 

    Tout accepter sans discernement évite les situations conflictuelles mais entraine un comportement de démission de la vie qui peut aller jusqu'à l'indifférence. 

    Toutes ces définitions ou notions montrent bien la difficulté de cerner le concept de la tolérance qui est d'accepter les différences apparentes qu'elles soient physiques, socio culturelles, politiques ou religieuses. 

    Tolérer par une attitude d'écoute et d'ouverture d'esprit le comportement des autres même s'il est différent ou opposé au sien. La tolérance permet la liberté d'être soi-même. 

    Aucune personne ne devrait prétendre détenir la vérité, nul ne peut se dire supérieur ou inférieur. L'homme doit connaître ses limites et ne devrait jamais dire "Je sais" mais plutôt "Je crois". Socrate disait : " tout ce que je sais c'est que je ne sais rien". 

    Je pense que l'on n'est pas naturellement ou spontanément tolérant et qu'il est nécessaire de faire un travail sur soi-même, tenter de s'améliorer, d'aller toujours vers le haut, admettre que l'on ne détient pas forcément la vérité et reconnaître l'équivalence entre sa propre vérité et celle de toute autre personne. En cela la tolérance est pour moi une qualité humaine. 

    La tolérance a-t-elle des limites? 

    La tolérance est une notion aussi fragile que celle de la démocratie, en effet, plus les personnes ont la liberté de s'exprimer plus elles ont la possibilité d'en abuser. 

    Par contre ce qui semble regrettable c'est que dans une société démocratique, comme la nôtre par exemple, on s'aperçoit que les gens sont plus intolérants entre eux que dans les sociétés totalitaristes. 

    Se pose la question de savoir comment réagir face à une personne elle-même intolérante? 

    Accepter l'opinion de chaque personne implique d'accepter celles de personnes intolérantes. A mon avis pour défendre la tolérance, il faut savoir refuser les idées qui mèneraient à sa perte: 

    Les opinions politiques peuvent être tolérées tant qu'elles respectent l'homme mais  plus  lorsqu'elles  conduisent au racisme, à l'exclusion ou la dictature. 

    En effet en tolérant qu'une personne exprime librement son opinion politique personnelle notamment par le droit de vote, on doit envisager l'éventualité qu'elle porte au pouvoir une personne intolérante, qui pourra, elle, supprimer toutes les libertés d'expression. 

    Nous avons pu observer lors d’élections présidentielles, comment une grande partie des français ont exprimé leur opinion en votant pour une personne prônant l'intolérance. 

    Il est d'ailleurs à noter, que cette personne avait eu le même temps d'expression que les autres pendant sa campagne électorale et ce, au nom de la liberté et de l'égalité entre les candidats. 

    Les idées religieuses ou philosophiques peuvent toutes être tolérées sauf à conduire au fanatisme et aux sectes. 

    L'intolérance conduit immanquablement aux guerres de religion, chacun restant campé sur sa position et sa croyance, pensant détenir la vérité au nom de laquelle les hommes peuvent tuer ou se tuer (les kamikazes par exemple).

    En conclusion, je pense que la tolérance peut amener les êtres humains à vivre en paix et libres, chacun avec ses différences. Favoriser les échanges d'idées fructueux sans que les discussions ne dégénèrent en disputes, savoir écouter les autres. 

    La théorie est une chose, la pratique en est une autre. 

    Le chemin est long, c'est une construction progressive, le travail sur soi est difficile et nécessite de la bonne volonté, mais on peut penser qu'au contact des tolérants les gens peuvent eux aussi devenir plus tolérants. 

    Il faudra également toujours se défendre contre la pensée unique mais tant qu'il y aura des personnes libres de prendre la parole pour dénoncer l'intolérance il y aura toujours l'espoir de la sauvegarder. 

    Je terminerai par deux citations: " ne jugez pas et vous ne serez pas jugés" et "ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fit". 

    Mais je ne détiens pas la vérité.....................  


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